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Son portrait par Jean d’Ormesson de l’Académie française

Ça commence comme un roman. Il vient de loin. «À ceux qui parlent du Mozart de la politique, à ceux qui parlent sans savoir de ma carrière exceptionnelle, fulgurante, facile, où tout m’a souri, écrira plus tard Nicolas Sarkozy, je rappelle que je suis en fait l’ébéniste qui a dû raboter de longues années avant de gagner sa place parmi les meilleurs ouvriers de France.» Le père de sa mère, le docteur Benedict Mallah, est un juif séfarade, débarqué de Salonique. Souvent absent – et c’est une blessure – son père Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa est un aristocrate hongrois. Et lui n’est pas énarque. Tout ce qui compte à la tête de l’État est passé par l’ENA. Lui n’est pas du sérail. Mais dès l’âge le plus tendre, la politique s’empare de lui. Ou il s’empare de la politique. En décembre 1976, pour remplacer l’UDR, Chirac crée son parti, le RPR. Pour la première fois, une foule crie: «Chirac, président!» … Lire la suite sur lefigaro.fr

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